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Né le 27 août 1863, il est le fils de Cheikh Salem Bouhageb haut dignitaire religieux et un des premiers réformistes de la Tunisie. Après avoir fréquenté l’école coranique, il est inscrit, en 1875, au Collège Sadiki qui vient d’être créé, pour y terminer ses études secondaires et apprendre les langues étrangères: le français et le turc Doué d’une grande intelligence et étant donné son niveau intellectuel, il est reçu, en 1879, au lycée Saint-Louis, à Paris A son retour, en 1884, à Tunis, et après concours, Khelil Bouhageb est admis à vingt et un ans, au Secrétariat Général du gouvernement tunisien (18 Rabia I, 1301), institution nouvellement créée par le «protectorat» français Le 07 janvier 1897, il est nommé Chef de bureau des affaires pénales (Assesseur au tribunal du Charaa) Homme de grande culture, il organise dans sa résidence, un salon littéraire où se retrouvent les hommes de lettre de tout Tunis. La réputation de ce salon est telle que des explorateurs, des hommes politiques et des intellectuels étrangers de passage à Tunis tiennent à s’y faire inviter. A cette occasion il rencontre pour la première fois la princesse égyptienne Nazli Fadhel qui deviendra deux ans plus tard son épouse. À la création de la Khaldounia, en 1898, il est appelé comme membre du comité directeur. Cette institution de l’Université «Jemaa Zitouna» a pour but de dispenser un enseignement moderne comprenant les mathématiques, la physique, la chimie et l’économie générale. Le 05 avril 1900, Khelil Bouhageb épouse, au Caire, la princesse égyptienne Nazli Fadhel, petite-fille de Mehemt Ali, Vice-roi d’Egypte, qui avait remporté la bataille de «Nezih» contrel’Empire ottoman Il est nommé, en 1901, à la section d'état chargée de l'inspection des tribunaux régionaux Le 08 mars 1905 Khelil Bouhageb est nommé magistrat après du tribunal criminel de «l'Ouzara» Il est fait, le 12 août 1910, Chevalier de la Légion d'Honneur et deux ans plus tard Grand Officier du «Nichan Iftikhar» Gravement malade, son épouse la princesse Nazli Fadhel retourne au Caire. Khelil Bouhageb résigné, assiste, au mois de mars 1914, à son décès et participe au deuil qui frappe toute la famille. Khelil Bouhageb est nommé Président du tribunal de la «Driba» le 22 avril 1915, puis «Cheikh El Médina» et Président du Conseil Municipal de Tunis le 19.10.1915. Il est fait, le premier mars 1916, général de division et élevé au Grand Cordon du «Nichan Iftikhar» En août 1918, il est envoyé en mission officielle auprès du roi du Maroc, Khelil Bouhageb y est fait Commandeur du «Ouissam Alaouite» À l’occasion de la fin de la première guerre mondiale, en 1919, il est à Paris, pour présider la délégation tunisienne aux fêtes de la Victoire. Khelil Bouhageb est nommé «Ministre de la Plume» le 22 mai 1922 Il assiste à l'inauguration de la Mosquée de Paris en octobre 1922 Le 14 juillet 1924, décès de son père, Cheikh Salem Bouhageb. Le 03 novembre 1926, Khelil Bouhageb est nommé Premier ministre, suite au décès de Mustapha Dinguizli, son prédécesseur. Le 01 mars 1932 Khelil Bouhageb démissionne de son poste de Premier ministre et assure, jusqu’à sa mort, les fonctions de Conseiller du gouvernement Décès de Khelil Bouhageb en sa résidence «Palais Ramsès» à la Marsa, le 08 février 1942. Il est enterré à coté de son père à «Torbet Bouhageb» au cimetière du «Jellaz» de Tunis à coté de son père Cheikh Salem Bouhageb, ses deux frères Amor et Hassine et sa sœur Zneikha. Après la mort de son épouse la Princesse Nazli Fadhel, Khelil Bouhageb ne s’est jamais remarié et n’a laissé aucun descendant. Avant sa mort, il a tenu à penser aux gens de maison qui l’ont servi, et les a bien rémunéré en leur cédant le tiers de ses biens.
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